En Ile-de-France, la question de la médecine de proximité connaissant plusieurs problématiques spécifiques liées entre autre aux zones urbaines sensibles, le choix des visites s’est porté sur ces deux lieux pluridisciplinaires apportant plusieurs réponses aux patients : accès aux soins, pluridisciplinarité, dossier médical partagé, amplitude horaire etc…
Sans être une réponse définitive, ces expériences sont également des alternatives intéressantes pour les professionnels de santé de proximité : le salariat et/ou activité libérale en partenariat allégeant notamment la charge administrative ou les préservant de l’isolement.

Ces questions ont ensuite été débattues lors de la table ronde avec les professionnels de santé – une majorité de médecins- qui a suivi les visites. Sur la centaine de professionnels de santé réunis au siège de l’ARS, plusieurs ont évoqué leurs difficultés de pratiquer dans la région et ont fait des propositions pour pérenniser la médecine de proximité et des pistes pour améliorer leurs pratiques. Parmi celles-ci : une meilleur coopération entre professionnels de spécialité différente (médecin + kiné, médecin + infirmière …) ou, plus de stages en cabinet libéral pour les étudiants en médecine.

Sans dévoiler les conclusions du rapport qu’elle doit remettre au Président de la République en octobre, Elisabeth Hubert a dores-et déjà la conviction que les ARS doivent jouer un rôle majeur dans l’organisation de la médecine de proximité en apportant notamment conseil et expertise aux professionnels.
